Dimanche 28 août 2011
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Publié dans : Poèmes
Marchant le long de fresques impures, je me vois
Chargé de sangs et d'armures, et je bois
Dans les fontaines de l'infini, triste augure.
J'entends chanter les sirènes, parlant le ligure
Mais je reste coi tel Ulysse en son vaisseau
La mer glisse au-dessous de moi tel un diamant
Je pense à Hélène, ses proies et ses amants
Et je comprends ô combien son charme était beau.
Je pleure de joie car j'arpente la lumière
Je reconnais le monde, j'abats les barrières
Je ne suis plus seul, je marche avec tous mes frères
Je sais vivre l'instant, ne fais plus marche arrière
Je reconnais mes fautes, et je ris de moi
Je ris de mes faiblesses et de mes émois.
Qui de plus heureux qu'un homme saint qui pardonne
A son passé ? Silence, j'entends que l'on sonne.
C'est l'avenir qui passe là, devant ma porte.
Je lui dis entrez, prenez vos aises ici
Et puis je demande au soleil qu'il nous apporte
Des liasses de billets rouges sangs cramoisies.
Voilà ce que toi tu me sommes d'accomplir
Mais je ne veux pas de ces papiers inutiles
Je ne veux pas qu'en ma vie, les astres s'empilent
En fait, je ne veux pas de toi cher avenir.
Passe donc ton vil chemin et chemin faisant
Ne pense pas trop, mais contemple le présent.
Oui, c'est de l'instant que je parle, l'existant
Car tout autre temps n'existe qu'en notre tête
Alors que l'instant est un présent, une fête
Alors ne vous embarrassez plus d'éléphants
Et chassez toutes les pensées qui vous affublent
De peur, de colère ou de funambules
Vous verrez que vous êtes riches pour toujours
De désintérêt, d'ataraxie et d'amour.
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